





















Les débuts d'enzo
souvenirs souvenirs (Les débuts d'enzo) posté le lundi 26 mai 2008 01:14
Un immense merci.... (Les débuts d'enzo) posté le lundi 26 mai 2008 00:40
Un grand, très grand merci à toutes et tous qui
nous ont soutenu durant cette épreuve. Chacun à sa
manière nous a permis de surmonter la douloureuse naissance
d'Enzo. Tout d'abord mes parents surnommés depuis 1 an,
mamou et papi qui étaient là en vacances je jour de
l'accouchement. A croire que c'était fait exprès....
Vous avez toujours été
là tant en nous soutenant moralement qu'en venant nous voir
très très souvent. A chaque visite, votre coffre
était plein et Enzo a été plus que
gâté par vous! Un très grand merci! A ma
soeurette ( et à David) qui a accouru dès le
lendemain et malgré les kilomètres pour voir son
petit neveu. Je sais que tout ne s'est pas passé comme tu
l'aurais imaginé et je ne peux pas faire machine
arrière, mais tu étais là et je le savais. Ton
cadeau était le "cadeau idéal" qui m'a permis d'avoir
le premier sourire de mon petit bébé
. Grâce à ce présent, il
a pu goûter aux joies des massages dès son plus jeune
âge (ça promets pour plus tard) et cela l'apaise
beaucoup, à tel point que parfois il s'endort....
Merci à ma meilleure amie
Angélique qui a pris réguliérement de nos
nouvelles, à toute l'équipe de néonat de
Forbach d'avoir si bien pris soin d'Enzo et d'avoir fait en sorte
que l'on se sente papa et maman de suite, et plus
particuliérement merci à Shirley, Christine, France,
Emmanuelle, Nathalie, Elisabeth.... C'est un peu grâce
à vous tous et toutes qu'Enzo est ce qu'il est à
l'heure actuelle, un petit bonhomme souriant et plein de
vie

Sa première année. (Les débuts d'enzo) posté le dimanche 25 mai 2008 16:08
Une année entière
s’est écoulée depuis la naissance d’Enzo.
Une année riche en émotions qui passa bien trop vite
depuis notre sortie de l’hôpital
. J’ai à peine vu le temps
passé et lorsque je revois des photos d’Enzo tout
bébé, je me rends compte à quel point, il
était si petit et comme il a tellement grandit. Le 02 mai
2008, Enzo pesait 7,900kg (soit + 6,4 kg) pour 74 cm ( + 32cm) et
44cm de périmètre crânien ( +17,5cm). Autant
dire qu’Enzo a quasiment rattrapé tout son retard
même s’il reste un peu en bas sur la courbe du poids,
mais pour le pédiatre rien d’inquiétant
à cela vu qu’il se dépense
énormément. A le voir aujourd’hui, personne ne
devinerez qu’il est né grand préma et
qu’il fut si petit
. Pour ce qui est du développement
moteur, Enzo est loin d’être en retard non plus. Il a
tenu assis seul sans soutien le 14 décembre à
l’âge de 7 mois1/2, soit 5 mois en âge
corrigé (balèze le fiston hein !!
), il tient debout avec notre appui depuis
si longtemps que je ne sais plus, Enzo m’a fait son
1er sourire en néonat, le 09 juin pendant son
1er massage, le 1er rire eu lieu le 17
octobre lors d’une séance de chatouillis, depuis le 15
mai 2008, Enzo a parfaitement compris la technique du 4 pattes et
on ne l’arrête plus, au grand désespoir de Minou
qui tente de se trouver des planques inaccessibles mais peine
perdue !! Et le 20 mai, Enzo a réussi à se
mettre debout tout seul en se tenant au canapé et a fait 3
petits pas pour venir me rejoindre !! Bref, Enzo va bien et
progresse tout les jours un peu plus
.
Le séjour en néonat (Les débuts d'enzo) posté le dimanche 25 mai 2008 02:47
Enzo resta en néonat du 27 avril au 19
juin, soit presque pendant 2 mois durant lesquels j’ai eu la
chance de pouvoir rester avec lui tout le temps. Enzo n’a eu
aucune complication, il a juste fait des bradys et désat
mais tout ce qu’il y a de plus normal pour un
bébé de son terme. Il a perdu 240g pour peser 1,299kg
et a mis près d’1 mois pour récupérer
son poids de naissance. Il grossissait un peu chaque jour, à
son rythme. Il n’a plus eu besoin d’être intuber
mais à garder sa PPC presque 1 mois et du jour au lendemain
plus rien. Nos journées étaient rythmées par
nos peau à peau. Le premier juste après le bain du
matin, et ensuite l’après-midi pendant des fois plus
de 3 heures. Ces moments de contacts resteront mes
« plus beaux et bons moments », je retrouvais
les sensations que j’avais enceinte quand il bougeait un bras
ou une jambe. Je réussissais à m’assoupir
malgré le bruit de la PPC ( j’étais tellement
bien), et quelques souvenirs rigolos : les traces de ses pieds
ou de ses mains incrustées sur ma peau comme un tatouage en
relief
. J’aurais voulu que ces moments ne
s’arrêtent jamais. Nous avons croisé beaucoup de
mamans et papas et Enzo a eu quelques copains de couveuse (Hugo,
Nathan, Vuthy), certains arrivaient avant nous et d’autres
après mais tous partis avant nous. Je garde de ces 2 mois de
« bons souvenirs » malgré le contexte
grâce au formidable travail des puéricultrices et
infirmières et pédiatres. Malgré leur travail,
toutes et tous prenaient le temps de discuter, réconforter
face à un coup de blues. Par leur soutien, je me suis de
suite sentie maman, à ma place. Certaines garde une place
privilégiée dans mon cœur et notre histoire car
elles ont été là à des
moments forts et se sont occupées d’Enzo un long
moment (Shirley, Christine), d’autres m’ont permises de
trouver le temps moins long grâce à de longues
discussions lorsque la nuit tombée (Emmanuelle, France,
Elisabeth) mais toutes m’ont soutenu dans les moments
difficiles, m’ont redonné le sourire lorsque le
cœur n’y était plus et que les doutes
s’installaient. Pour tout ça, un grand merci, je ne
les remercierais jamais assez. Nous sortîmes le mardi 19 juin
2007 par une très belle matinée ensoleillée.
Enzo pesait 2,440kg et mesurait 44,5cm. Une nouvelle vie allait
commençait.
Une vie à 3, sans machine, sans tatie, de nouvelles
habitudes à prendre. Je quittais un peu une seconde maison
où pendant 2 mois j’avais pris de nouveaux
repères.
Un instant magique, hors du temps.... (Les débuts d'enzo) posté le dimanche 25 mai 2008 00:12
Nous restons 2 bonnes heures et
sortons donner quelques nouvelles à mes parents qui
étaient là pour la semaine. Enzo pèse 1,540kg
pour 42 cm et 26,5cm de périmètre crânien. Il
paraît qu’il avait un bon poids pour son terme. Je ne
sais toujours pas si je dois me réjouir ou pas de sa venue.
Je suis partagée entre le bonheur et les pleurs. Ca
m’a drôlement secouée de voir mon
bébé si petit et branché de partout. Nous
remontons dans ma chambre pour que la sage-femme m’explique
le fonctionnement du tire-lait, qui deviendra mon grand ami pendant
plus de 6 mois
. L’appareil paraît bizarre en
apparence, mais je me familiarise peu à peu à lui.
C’est sûr c’est loin d’être marrant
de se réveiller 2 fois par nuit en se disant qu’on va
devoir faire face à une machine bruyante mais on s’y
fait et certaines nuits où je fus plus fatiguée que
d’autres, je finissais ma nuit tout en tirant mon lait (toute
une technique !!
) Vers 18h, nous retournons voir Enzo et
nous avons eu la surprise de voir qu’il avait
été extubé. Ca n’est pas sûr
qu’il ne faille pas l’intuber à nouveau mais il
se débrouillait tellement bien que les pédiatres ont
tenté de lui retirer. Il ne sera plus jamais intubé
mais aura le droit à la PPC afin de l’aider et
qu’il ne se fatigue pas trop. Nous ne restons pas très
longtemps car je suis très fatiguée et je ne me sens
pas très bien. Je pense dormir pour récupérer
des forces mais ce fut peine perdue, je n’ai quasiment pas
fermé les yeux. Mon esprit et mon cœur étaient
restés à l’étage du dessous, avec mon
bébé. J’ai hésité plusieurs fois
à descendre pour aller le voir, téléphoner
pour avoir de ses nouvelles, mais je n’ai pas osé de
peur de déranger au milieu de la nuit.
Le lendemain matin, dès
le petit déjeuner avalé, je suis déjà
en bas. J’ai le cœur qui bat la chamade comme pour un
premier rendez-vous amoureux. Je suis toute seule car le papa
travaille et j’ai peur de craquer devant mon tout petit
bébé. Je me lance et effectivement je craque, il est
si petit (c’est d’ailleurs le plus petit du service
tant par le poids que par son terme) et je me sens impuissante. Il
ne devrait pas être là, mais au chaud dans mon ventre
en train de faire sa gymnastique matinale. Hier ça allait,
je n’ai pas pleuré en le voyant mais ce matin
c’est une tout autre histoire. Je ne veux pas qu’il le
ressente, je me dois d’être forte pour lui, forte pour
2. C’est lui qui sera fort, qui se battra comme un petit
chef, moi je ne ferais que l’accompagner du mieux possible
pendant presque 2 mois. Ce matin Enzo a perdu du poids, mais
c’est tout à fait normal. Il en perdra un peu et
descendra jusqu’à 1,299kg. On me parle de peau
à peau et me dit que si je suis d’accord on peut
commencer cette après-midi même. Bien sûr que je
le veux et tout de suite même si c’était
possible
. Le temps passe vite auprès
d’Enzo. Je monte manger et reviens avec le papa pour notre
premier vrai contact. Cet instant sera magique, le temps sera
suspendu et plus rien ne comptera à part lui. Sentir son
petit corps tout chaud contre ma poitrine, le sentir bouger,
respirer, ouvrir un peu les yeux….
Beaucoup d’émotions, tout se
bouscule à nouveau dans ma tête. On nous avait
prévenu qu’il nous paraîtrait encore plus petit
une fois posé sur moi et effectivement, il m’a paru
minuscule, fragile, tout recroquevillé en position de la
« grenouille », il était si
léger que je le sentais à peine. Aucun poids ne
m’empêchait de respirer normalement, juste une douce
chaleur et une odeur si particulière…. Je ne me
souviens plus du temps passé pour cette première
rencontre charnelle mais je me souviens que c’était
trop peu et que j’ai eu du mal à le
« rendre » à sa tatie, lui aussi
à exprimer son mécontentement à ce moment
là. Voilà, j’avais retrouvé mon
bébé, je me suis sentie pleinement maman à ce
moment là
et coïncidence ou pas c’est
Shirley qui était là pour ce premier peau à
peau….

